dimanche 25 septembre 2011

De Pisco à Puno

Nous revoilà !! Plus joyeux que lors de notre dernière entrée... Après une soirée des plus palpitantes au poste de police, question d'avoir un rapport d'événement en main pour nos assurances, on retourne à Pisco pour tenter de digérer le tout. Une fois la frustration passée, on se dit qu'il s'agit d'une bonne lecon et que cela nous a fait vivre une nouvelle expérience ! C'est particulier d'être confronté au savoir rien faire des policiers... Puisqu'on insistait, ils n'ont pas tellement eu le choix de faire un rapport mais disons qu'on espère pas une quelconque suite de leur part ! Cela dit, avec notre description de l'homme en question (taille moyenne, cheveux foncé, coupé court, bien habillé avec une veste de cuir et une chemise saumon) je suis certaine qu'ils ont une idée très précise de qui il s'agit !! On a aussi eu la chance de tester la "corruption" locale... On devait passer à la banque de Pisco pour payer 3 soles (1$) et revenir dans cette petite localité mais en insistant et en payant 15 soles directement aux policiers, le problème fut réglé beaucoup plus rapidement !

Lendemain, la frustration ravalée (on est le roi et la reine du lâcher prise !), on part à la recherche d'une nouvelle caméra. Cela a pris la journée complète (faut dire qu'on était profond et que les caméras de qualité ne sont pas chose fréquente!) mais on a trouvé un model pas si mal... pas de la qualité de la nôtre malheureusement mais bon, faut faire avec ce que l'on trouve... Donc le lendemain on repart à la découverte du Pérou ! Et plus particulièrement des Islas Ballestas, soit les Galapagos pour pauvres selon la description du lonely planet ! Et comme on est pauvre (d'une certaine manière du moins...) et qu'on a choisi de ne pas visiter les Galapagos, c'est parfait ! Lever aux petites heures du matin pour se joindre à l'un des groupes de touristes qui envahissent l'endroit. Pour une fois, on est dans le bon groupe, on dépasse tous ceux qui attendent pour rejoindre notre bateau ! Et ils oublient de nous charger les frais d'entrées! Quoi qu'ils étaient possiblement inclus dans le prix du tour puisqu'on semble être les seuls surpris ! Des pélicans colorés sont postés sur le bord de l'eau et font des prouesses pour impressionner les touristes sous le commandement de deux péruviens, qui bien sûr demandent ensuite une contribution... L'acheminement des touristes vers les îles est bien organisé et se fait par des dizaines de bâteaux style yact rapide. En chemin on s'arrête un petit moment pour admirer le "candelabra geoglyph", une figure de 150 mètres de hauteur tracée dans le sable (un peu comme les lignes de Nazca). Jolie avec une histoire en prime ! Mais nous, c'est les animaux qui nous intéressent ! En fillant sur l'eau, on a parfois la chance de voir une tête de lion de mer sortir de l'eau comme pour nous saluer en passant. On en vient à se demander parfois qui regarde qui ! On sait qu'on approche de notre objectif lorsqu'une forte odeur de guano atteint nos narines... Ouf... Mais la vue qui s'offre à nous en vaut la peine ! Armés de nos capuchons, on admire des centaines d'oiseaux qui voltigent autour de ces monticules de roc aux formes à faire blêmir notre pauvre rocher percé ! Des fous, des pélicans, des cormorans et même des petits manchots s'entassent sur la surface des roches. Le spectacle est fabuleux, mais gare à qui ne se méfie pas car ces beautés de la nature s'amusent parfois à bombarder les touristes qui les regardent d'en bas! Et comble du malheur, il semble qu'on soit une très bonne cible ! Il y avait pourtant amplement de choix et non protégé de surcroit dans le bateau... Peu importe, le capuchon encaisse le coup, et heureusement puisque notre toute nouvelle caméra était à quelques centimètres à peine ! On passe une heure à tourner autour des îles, ce qui est bien mais un peu trop rapide à notre goût. Faut dire que je ne me tanerais jamais de regarder les manchots... TROP CUTE ! Et les lions de mer qui paraissent tranquillement sur leur rocher, j'adore ! De quoi nous rendre notre sourire ! Donc tour parfaitement réussit !

De retour à Pisco, il est a peine 11h30... On choisit donc de se rendre dans un vignoble artisanal, El Catador, tout près de la ville. Faut dire que la région compte plusieurs vignobles et qu'il s'y produit diverses sortes de vins, mais aucun n'est exporté à notre connaissance. L'accueil au El Catador est chaleureux, on y a droit à un tour privé, en anglais et gratuit, avec dégustation en prime ! Bien que le vin soit de qualité moyenne et très sucré et que l'on n'apprécie pas particulièrement le goût du Pisco (boisson typique au Pérou), on y mange du chocolat sublime ! Les tejaschocolates (espère ce chocolat turtles péruviennes) sont les meilleurs qu'on ait mangé à vie ! Miam !! Donc sans conteste un autre visite réussit ! ;)

Ensuite, Ica, ville pas particulièrement intéressante et dangereuse selon tous le monde ! Mais plusieurs options intéressantes aux alentours. On se trouve un petit hotel chouette pour à peine 30 soles (13$ environ) avec télé cable et surtout un lit confortable ! (non négligeable croyez moi !) On choisit donc d'y rester ! Après tout, on n'est pas des sorteux de soir alors... On décide de visiter un autre vignoble qui selon nos informations (lonely planet) produit le meilleur vin de la région. On prend un taxi pour s'y rendre malgré que ce soit un peu loin et donc un peu cher. Arrivés sur place, on apprend que le vignoble est fermée depuis 4 ans !!! Foutu Lonely Planet grrr... On perd donc près de 30$ de transport pour rien et on est certain par le fait même que le chauffeur de taxi savait très bien que l'endroit était fermé et qu'il nous a simplement arnaqué... On aime ca... En prime, il essait de faire davantage d'argent sur notre dos en nous chargeant des prix exorbitant pour aller ailleurs mais on ne se laisse pas faire ! Un peu débinés, on se dirige vers Huanchaco, un petit oasis dans le désert et on est pas décu ! L'endroit est amusant, quelques habitations, surtout hôtels et restaurants qui entourent un petit lac et qui menace d'être envahi par les dunes de sables environnantes d'un moment à l'autre ! On se laisse même tenter par un tour de buggee dans les dunes, question d'oublier notre déception de la matinée ! Et quel tour !!! Franchement le plus distrayant qu'on a fait ! À 16h00, les touristes du coin s'entassent dans ces buggees pour parcourir les dunes de sables du désert péruviens qui s'étendent à perte de vue. Quel spectacle ! On dirait des dizaines de jouets dans un carré de sable qui sont mu par leur volonté propre... Enfin, la volonté des chauffeurs, qui sont par ailleurs tous un peu fous, question de nous faire vivre des sensations fortes ! En plus de la vue imprenable sur les dunes qui est à couper le souffle, on arrête au sommet de certaines dunes pour les descendre en planche ! Que de plaisir ! Pour les néophites dans notre genre, la descente se fait ventre sur la planche. Bien que moins digne, cette position nous permet d'atteindre des vitesses incroyables, au point que nos joues s'agitent telles des feuilles de papiers au vent ! Pour terminer, un coucher de soleil sur les dunes et un point de vue sur Huacachina dans son ensemble. Un deux heures de pure joie ! On termine la soirée en bonne compagnie avec une canadienne (d'Edmonton) prénommée Stéphanie qui a partager cette petite aventure avec nous.

Suite à ce tour, on prend notre courage à deux mains et on part en autobus (3 heures) pour se rendre à Nazca question de voir ces fameuses lignes. Pourquoi je parle de courage ? Parce qu'on doit faire l'aller-retour dans la journée... et le tout pour aller sur une petite tour boiteuse construite pour donner une vague idée des lignes aux touristes pauvres dans notre genre. Parce que les lignes se voient généralement en avion, pour la modique somme de 50$ par personne pour 30 minutes. De notre promontoire, on pouvait distinguer 2 figures et évidemment pas les plus impressionnantes... Mais on les a vu !! ;) On s'est ensuite dirigé vers Nazca, 20km plus loin, avec la vague envie de sauter dans un avion et de les voir de haut. Mais comme le tour coûte le double, soit 100$ par personne, on oublie l'idée. On visite un peu et on repart en sens inverse...

Journée relaxe le lendemain avec une visite d'un vignoble industriel et un retour à Huacachina pour admirer les dunes une dernière fois à pied cette fois-ci. On aurait bien refait le tour en buggee mais comme on devait prendre un autobus de 12 heures de nuit vers Arequipa sans avoir accès à une douche, disons seulement que ca n'aurait pas été tout à fait idéal ! Cela dit, on a droit à un spectacle inattendu le soir alors que plusieurs effraies volent autour des palmiers de l'oasis en lâchant des petits cris percants !

Arequipa ! Deuxième ville la plus grande du Pérou après Lima. La fameuse plaza des armas est impressionnante et grandiose avec son église et ses arches qui ornent les édifices entourant le petit parc où se prélassent locaux et touristes. On visite un peu la ville pour ensuite se rendre au monastère Santa Catalina. L'endroit est immense ! Il s'agit d'une sorte de petite ville dans la ville avec ses rues peintes avec des couleurs vives entourant jardins, fontaines et salles de recueillement ! La visite nous permet d'avoir un apercu de la vie de ces soeurs, en s'infiltrant dans leurs cellules, ou plutôt dans leurs appartement à en voir la grandeur. Des soeurs cloitrées y vivent toujours d'ailleurs, dans une partie fermée aux tourismes évidemment.

On choisi finalement un tour de deux jours pour visiter les environs et surtout le canyon de Colca, le deuxième plus profond au monde. Le tour en question s'avère des plus emmerdant ! On s'entasse dans des minis-bus contenant une quinzaines de personnes qui s'arrête dans des coins des plus touristiques où nous attendent gens locaux en quête de profit. C'est qu'on est pas les seuls ! Des dizaines de minis-bus ou autobus se suivent et font les mêmes arrêts. Pour la première fois, on sent vraiment l'industrie touristique... En bref, il s'agit d'un tour d'autobus avec 3-4 arrêts de 10 minutes avant de se rendre à Chivay pour la nuit. On nous amène dans des restaurants chers et moyens en prime. Chanceux comme nous sommes, on atterit dans un tour où il n'y a pratiquement que des péruviens... Pas que j'aie quelque chose contre eux mais sachez seulement qu'ils n'ont pas le même sens de la ponctualité que les autres... Ainsi, à chacun de nos fameux arrêts de quelques minutes, on doit attendre assis dans l'autobus les 2-3 retardataires qui se foutent complètement des autres (je n'exagère même pas). Les quelques rares points positifs : la vue de quelques animaux dans la réserve (vue de l'autobus !), une heure dans les bains termaux (on était pressé... mais sans aucune raison puisqu'on avait 1h30 à attendre pour le souper ensuite...), un petit spectacle de musique et danse traditionnelle au souper (qui a terminé avant même qu'on soit servi !), essaie des produits de la coca (caramels, biscuits, thé et feuilles... mais pas plus !) et le lendemain, une heure au Canyon de Colca où on a malgré tout eu la chance de voir quelques jeunes condors voler ! Fiou au moins ! Parce qu'avec les 8 heures d'autobus de cette journée là, il fallait bien ca pour pas virer complètement fou ! Un tour des plus pénible avec une guide qui baragouinait l'anglais et ne donnait pratiquement pas d'informations... Que de temps et d'argent perdu...

On se trouve présentement à Puno, sur les rives du fameux lac Titicaca. Plusieurs options s'offrent à nous d'ici... Visite de petites îles où l'on peut partager le quotidien des familles ou encore visite de la péninsule. On n'arrive pas à choisir tellement les options sont plus intéressantes les unes que les autres ! Et en prime, on peut le faire sans s'encombrer d'un tour ! Quelle soulagement ! Cela dit, nos jours au Pérou sont comptés... Et oui, on revient au pays sous peu... le 12 octobre... Changement de plan ? Oui, effectivement. Bien que les gens d'ici soit bien sympathiques (en général) et qu'on y mange bien, il semble tout simplement que l'Amérique du Sud ne nous attire pas suffisamment pour que l'on s'y attarde plus longtemps... Pas de regrets, on apprécie vraiment notre voyage mais on commence tout simplement à avoir fait le tour ! Cela dit, on prévoit évidemment pas rester au pays longtemps... Une petite visite des États-Unis est à prévoir !...

vendredi 16 septembre 2011

Fini les photos...

Une mise à jour qui fait mal... On s'est fait voler notre caméra avec tout ce qui vient avec (cartes mémoires, clé usb etc...) dans l'autobus par un homme et une femme avec un stratagème tellement évident qu'on le mérite presque. Donc plus de photos... les seules qui nous restent de notre voyage sont celles que vous voyez sur le blog... Je vous épargne l'élaboration sur notre état d'esprit présentement...

Ma seule consolation... Kiko et Socrate étaient bien en sécurité dans mon sac... Mais quelle trouille ils ont eue... Rapport de police en main, il ne reste qu'à contacter nos assurances et espérer... même si cela ne nous ramènera pas nos photos...

Je ne peux pas m'empêcher de penser aux victimes de crime... On les oublie trop souvent...

mercredi 14 septembre 2011

Leurs aventures de Chiclayo à Lima

En compagnie de la reproduction du roi Sicán

À Chan chan

Avec leur ami poisson-flèche de Chan chan

Espions en herbe

Au Huaca de la Luna

Dans la vallée du lac Llanganuco, admirant un glacier

En admirant un autre...

Et embrassant Laurie
Dans le plaza San Martín à Lima

De Huaraz à Lima

Lac Llanganuco

Dans la vallée en amont du lac

Toujours plus en amont

Retour au lac Llanganuco

Laurie sur les rives

Laurie admire le paysage

Louis rêve de l'ascension du sommet

Sur la route vers Chavín

Temple Chavín

Mystifié par les gravures

Monastère de San Francisco à Lima

La cathédrale de Lima

Le palais de l'injustice (à voir les ressources qui y ont été investies...)

Les parapentistes sur la côte de Lima
Une policière assidue

De Chiclayo à Huanchaco

Marché de Chiclayo

Marché de Chiclayo

Tucume

Musée de Sipán

Musée de Sipán

Site de Sipán

Huanchaco

Chan chan

Chan chan

Chan chan

Temple connexe à Chan chan

Le Dieu Lolouis

Plaza de armas de Trujillo

Près du désert

Huaca de la Luna
Huaca del Sol en arrière plan, ruines de la cité en avant

mardi 13 septembre 2011

La cordillère blanche et Lima

Après le désert de la côte, dont les palpitantes aventures vous sont racontées par Laurie (lire: si vous avez pas lu le texte de Laurie avant celui-ci, remédiez-y à l'instant), un pénible autobus de nuit nous amène vers Huaraz, une petite ville standard d'ici, sans trop de charme mais pas désagréable pour autant. La ville niche à plus de 3000 mètres d'altitude, à la frontière entre la cordillère blanche, qui regroupe les monts les plus élevés sur la planète après l'Himalaya, et la cordillère noire qui, entre nous, devrait plutôt porter le nom de cordillère brune, n'affichant en cette saison que terre et herbes séchées.

Première journée. Nous trouvons moyen de profiter du transport d'une agence sans pour autant participer au tour offert. Une montée de trois heures dans les 4000 m et plus sans acclimatation préliminaire? Nan! On veut vraiment que le transport! Donc nous voilà dans un minibus qui zigzague sur les pentes cultivées où commence la cordillère blanche. De sympathiques petits villages aux habitations distancées et un peu désordonnées, quelques unes peintes de couleurs vives, et entourées de petits lopins de terre séparés par des rangées de buissons et épousant la courbe ondulante des monts sur lesquels ils reposent. Les arbres, rares, sont généralement des eucalyptus, regroupés en bosquets ou en rangs d'oignons. Un agriculteur laboure son champ à l'aide de deux boeufs qui traînent une petite charrue rudimentaire avec une seule pointe en bois, et derrière lui, bien haut, imposant malgré eux leur présence, d'immenses glaciers couvrent les sommets de la cordillère blanche qui semble ici à portée de main. On arrive tôt, et le soleil levant reflète d'un jaune vif la neige des sommets, alors qu'un peu plus bas, les nombreux bras des glaciers brillent sous l'effet de l'astre comme des milliards de cristaux. Le mont le plus près est Huascarán Sur, le plus haut sommet du Pérou, atteignant sur son pic le plus élevé (il en possède trois) une altitude de 6768 m. À partir de ce géant s'étend vers le sud une chaîne de pics enneigés qui se perd dans l'humidité de l'air. La vue est majestueuse et on aimerait qu'elle s'éternise un peu, mais trois ou quatre virages plus loin, les pieds des monts nous bloquent la vue des pics alors que le minibus s'enfonce dans la vallée du lac Llanganuco. Les falaises de roc noir qui nous accueillent dans la vallée doivent faire près de mille mètres de haut, avec des pentes presque verticales, et on devine un paquet de petits ruisseaux désordonnés qui coulent sous la couche végétale d'un vert décoloré qui couvre le fond. Éventuellement, les falaises laissent réapparaître quelques pics, et au même moment, on découvre le premier bassin du lac. L'ensemble des couleurs est indescriptible, mais je vais tenter la chose. Tout d'abord, tout en haut, les glaciers arborent maintenant une couleur blanche, parfois presque bleutée, alors qu'ils plongent sur le roc noir et gris vers le bas de pente. Ce même roc plonge éventuellement lui-même dans le lac d'un turquoise foncé impénétrable et dont les quelques plages planes sont de granite blanc, partiellement réduit à l'état de poussière. À l'endroit précis où le granite touche à l'eau du lac, et seulement là, une couche de rouille est déposée sur la pierre, décorant le lac d'une couronne dorée. Plus loin sur la rive, les arbres présents possèdent une étrange forme tordue rappelant un peu celle de racines. Leur écorce, d'une couleur allant du rouille au cuivré (d'où la couche de rouille sur la rive du lac peut-être?), est carrément lépreuse. Il s'y détache d'innombrables couches qui pendent de partout, aussi minces que du papier de soie. Et leurs feuilles composées aux folioles minuscules, d'un vert qui semble recouvert d'une poudre blanche, viennent complétées ce décor étrangement surnaturel.

Bref, après avoir vu tout ça, on continue notre chemin dans le bus. On passe devant le deuxième bassin du lac qui, bien que toujours impressionnant, est d'une couleur moins prenante que le premier. Et le bus s'arrête éventuellement sur la route, en surplomb d'un sentier qui continue dans la vallée, au-delà des lacs. Laissant le groupe filer, nous prenons notre temps en descendant dans un bosquet de ces petits arbres oranges et tordus jusqu'à l'endroit où débute le sentier. À travers les pâturages ou paressent quelques chevaux, nous avançons vers le fond de la vallée dans un paysage qui ne cesse de nous émerveiller. La rivière qui serpente près de nous, très peu profonde, est à notre grande surprise complètement transparente, contrastant avec les lacs en aval, et on discerne parfaitement les gros cailloux ronds et multicolores qui recouvrent son fond. De nouveaux glaciers auxquels s'accrochent quelques nuages apparaissent plus loin, et l'herbe jaunie et aplatie qui couvre ici la vallée est parsemées de gros monceaux de granite blancs, ou encore de fragments de falaises noirs qui sont venus s'y échouer. Encore quelques arbres lépreux ici et là, et quelques humbles buissons dispersés de part et d'autre de la rivière (un étrange conifère que je ne connais pas mais qui se trouve partout en altitude, avec les branches comme de gros doigts d'épines moelleuses), donnent l'impression que chaque roche, chaque brin d'herbe, chaque particule de cette vallée a été placée de façon a créer un portrait parfait, une parfaite oeuvre d'art. Moi qui croyait que seuls les Chinois étaient capables d'une telle prouesse!

Après avoir marchés jusqu'au fond de la vallée et pris beaucoup, beaucoup trop de photos, et avant que le sentier ne se mette à grimper définitivement, nous revenons sur nos pas et longeons la rivière jusqu'au lac. Un rocher ou deux par ci par là comme table ou comme siège pour regarder tranquillement les environs et y respirer l'air des montagnes, et hop, on re-saute dans le minibus qui revient pour nous ramener à Huaraz. Le lendemain, un tour vers un autre site archéologique (c'est qu'il y en a partout ici!), vestiges de la civilisation Chavín cette fois. C'est le genre d'endroit qui, lorsqu'il se trouve à trois heures ou trois heures et demie de route de notre lit, paraît finalement beaucoup mieux sur papier que sur place. Sur papier. Construit entre 1400 et 800 av. J.-C., le site, qui est un temple comme d'habitude, démontre toute l'ingéniosité du peuple Chavín (et également que tout ce qu'on admire tant des Incas, dans notre grande ignorance, et de toutes leurs avancées technologies, existait déjà 2500 avant leur ère). Construit autour d'un point central qui, par un système de miroir, fut déterminé par la réflexion du lever du soleil au solstice d'été, le temple de Chavín a été aménagé en plusieurs niveaux, et sur plusieurs périodes. Ses infrastructures les plus récentes, contrairement aux premières, ont été conçues de façon à résister aux tremblements de terre. Avant de construire le plaza central, les Chavíns ont aménagé tout un système de canaux de drainage sous-terrains pour évacuer les eaux de pluie. Puis, à l'intérieur du temple, un impressionnant réseau de corridors sous-terrains, tous placardés de grosses pierres carrées et incluant de nombreux conduits d'aération, permettent de circuler entre les 26 galeries qui y ont été découvertes. Ces galeries et corridors, je dois dire, sont encore impressionnants, quoiqu'on ne peut en visiter qu'un minimum, le site étant toujours sujet à l'excavation archéologique. Pour le reste... En débarquant d'un trois heures et demie d'autobus, après un départ retardé d'une heure et demie, et après avoir vu Kuélap, Chan chan, et les autres sites, il faut dire que voir quelques petits murs de pierres de plus n'était pas des plus impressionnants.

On aurait bien aimé profiter de la cordillère blanche un peu plus, gravir un sommet et marcher sur un glacier, mais notre forme légendaire n'était pas du même avis. Et puis, quand tout est à plus de trois heures de route pour l'allée seulement, on se tanne vite. Donc, un départ ce fût, et retour dans le mêmes paysages désertiques qu'à Chiclayo et Trujillo, avec comme seule verdure quelques champs de canne à sucre industriels, ou encore quelques tapis inexpliqués de verdure recouverts de taches de mauve ou de blanc où des fleurs ont écloses. Après un petit somme, je me réveille alors que l'autobus longe la côte. La route a été grugée sur d'immenses buttes de sable qui plonge à 45 degrés dans l'océan Pacifique. On a du mal à comprendre comment la route peut tenir là-dessus, et même comment les petits murs de sable difformes qui tiennent le reste de la butte ne cèdent pas sous le poids pour laisser dégringoler tout le reste. Surtout que vers l'ouest, de l'autre côté de l'autobus, je ne vois même pas finir la butte. Il n'y a que l'océan par la fenêtre, rien d'autre. Et c'est sur ce paysage qu'on voit au loin apparaître Lima, entre la côte et le désert, dans un nuage de poussière et de brouillard qui lui est propre.

À première vue, la ville n'est que ça, une poussière brune qui semble aussi collante que volatile. Les premières habitations apparaissent sur les collines environnantes comme de petites cabanes de bois peintes en blanc et désordonnées, pas plus grande qu'une chambre et reliées par des chemins de terre piétonniers. Éventuellement, les cabanes s'allongent et se colorent un peu, mais malgré ces efforts, tout est brun, recouvert de poussière, de sable, de terre. Même quand les habitations se densifient en de petits blocs carrés construits en briques rouges les uns sur les autres, et que des arbres commencent à se pointer le nez, tout demeure brun. Les feuilles sont couvertes de poussière, les briques sont ternies par le temps, et la cordillère est à peine distinguable dans la poussière qui cache le bleu du ciel. À l'occasion, un édifice récemment peint vient percer un peu la couleur ambiante d'un bleu vif ou d'un jaune vif, mais sans plus. Et viennent ensuite les beaux quartiers. Le centre de Lima. La poussière est miraculeusement éliminée, les édifices se diversifient en un mélange d'imposantes façades coloniales et de trucs plus modernes, et les couleurs reviennent. Quelques routes piétonnières en pierre, des plazas bien entretenus, des policières aux grandes intersections qui font la circulation du haut de leur miniature podium circulaire où sont affichées des pubs de Inca-kola (ça goûte un peu comme du crème soda dans lequel quelqu'un aurait versé un peu de Tide au citron... et qui aurait cru que les Incas avait un si bon nom commercial pour un cola!). Et c'est là, dans les quartiers coloniaux, que nous sommes présentement installés. Avant-hier, on a visité la côte, un coin un peu plus moderne, avec un peu plus de gratte-ciels, où des gens profitent des hautes falaises et du vent fort et constant pour décoller en parachute sans moteur, seulement équipés d'un espèce de gros sac à dos qui doit faire circuler l'air d'une manière particulière autour d'eux. Au bas de la falaise, dans les vagues qui doivent être froides à ce temps-ci, des dizaines de surfeurs attendent la vague parfaite. Couchés sur leur planche, ils ressemblent vraiment à des otaries de loin. Pas surprenant que les requins s'y méprennent...

Hier, on a profité de la foire gastronomique qui a lieu toute la semaine dans le parc de la culture de Lima. Ça aurait presque pu être bien si quelqu'un avait réfléchi à l'organisation de tout ça. Les chefs les plus réputés du pays sont supposés être présents, avec toutes les spécialités péruviennes à leur meilleur au menu. Sauf que... Déjà au début, une heure d'attente dans la file pour acheter le billet qui nous donne accès au site. Les billetteries se trouvent dans un centre d'achat situé à 20 minutes de marche de l'entrée du site. Donc déjà, faut trouver, la billetterie, puis l'entrée, mais tout ça ne cause pas problème. Une fois à l'intérieur, malgré le prix d'entrée, tout est payant. Et le bordel commence. Des files d'attente qui partent de partout et vont nulle part, dans les petits chemins d'un parc qui n'a pas été conçu pour faire la file. Les endroits les plus populaires sont également les plus bordéliques, alors que plus loin, les restos moins achalandés sont situés sur une allée plus large, là où il y aurait justement plus de place pour les longues files. On se fraie un chemin dans la foule, regardant comme des affamés les possibilités qui semblent pourtant hors d'atteinte. Laurie trouve un peu de chocolat pour se soulager. Puis, écoeurés des files, on se rend sur la place du Japon, pays invité, où la file est plus petite. Arrivés pour commander, on apprend qu'il faut d'abord aller faire la file ailleurs pour acheter des tickets nous donnant accès à leur boustifaille. Mais c'est pas le cas pour tous les restos! Faut donc, en temps normal, décider ou non de faire la file pour acheter des tickets, faire la file au resto, demander avec quoi il faut payer entre argent ou tickets, et soit être chanceux dans ses choix, soit payer comptant et avoir acheter des tickets pas remboursables pour rien, soit pas avoir de tickets et devoir aller en acheter (notre cas). Donc. Une autre file pour les tickets. Retour au Japonais. Et enfin, après deux heures de dur combat, on peut manger. Et bordel. On se souvient pourquoi on mange d'ordinaire asiatique. Un simple poulet pané sur riz avec lanières de gingembre marinées et rondelles d'oignons verts, dans une sauce de saké, sauce soja et un petit je-ne-sais-quoi sucré. Simple, efficace, parfait! On n'a que faire des spécialités péruviennes quand un grand chef japonais est sur place!

Et aujourd'hui, mise à jour du blog (vous vous en doutiez peut-être). On devrait quitter Lima demain ou le jour d'après pour continuer à longer la côte vers le sud. Voilà!

Chiclayo et Huanchaco

Chiclayo ! On y arrive de nuit, soit à 4h30 am après avoir passé 9 heures en autobus ! Les autobus partent à 19h00 pm, question de nous faire arriver aux petites heures du matin... Bravo !! Pourquoi ? L'argent ! Parce qu'à 4h30 am, tout est fermé, hotels etc. les taxis demandent le double du prix et ne sont pas négociables et en prime on doit payer la chambre pour la nuit puisqu'elle n'est pas terminée ! Joie ! L'hôtel qu'on visait n'a pas ouvert la porte après qu'on ait sonné (parce qu'ici, oubliez ça les services de nuit...) alors on atteri dans un hotel moche chaudement recommandé par notre chauffeur de taxi... Pour être ensuite réveillé par la cloche de l'école située l'autre côté de la fenêtre à 8h00 am! Joyeux, on se lève pour partir à la recherche d'une chambre plus convenable. Une fois trouvée, la bonne humeur revient tranquillement... On occupe la journée en visitant la ville (un peu trou ma foi) et un marché extérieur. Le but de notre visite dans ce marché était de voir le coin des chamanes avec leurs diverses potions mystérieuses... mais il semble qu'ils aient tous disparus... ou encore qu'ils aient trouvé comment se rendre invisibles aux yeux des touristes... Notre quête fut donc abandonnée après avoir tournés en rond pendant un certain temps en rencontrant uniquement vendeurs de légumes, de poulets, de vêtements ou d'autres trucs plus ou moins intéressants (quoi qu'il y avait un vendeur de bols de toilettes VISIBLEMENT usagés !?!). Légèrement déçus, on décide d'essayer les diverses sucreries qui sont vendus à tous les coins de rues... En bref, la crème glacée au Pérou est loin d'être aussi bonne qu'en Équateur (foutu Nestlé qui a le monopole), les fameux king kong (une crème sucré entre deux biscuits) sont plutôt normaux et sans grand intérêt. Même constatation pour ce qui est du dulce de leche ici... Cela dit, des petites bouchées rappelant les macarons chez nous, soit de la noix de coco grillée, sont plutôt bonnes ! Bourré de sucre, on poursuit notre chemin qui nous mène jusqu'à une agence de voyage où l'on planifie un tour pour le lendemain ! Et ensuite, on se laisse tenter par le cinéma ! Youhou ! :P

Le lendemain, on se réveille dans notre nouvelle chambre, rappelant vaguement un hôpital avec même un ti-pot contenant une fleur artificielle sur une table... (mais bon, rien à voir avec l'ambiance d'hôpital psychiatrique de Baya... !) Notre tour de la journée inclut une visite de deux sites archéologiques et deux musées... Ainsi, on part à la découverte de deux civilisations pré-Incas, les Moches et les Sicans. Vous me pardonnerez cette leçon d'histoire mais il le faut... Les Moches ont vécu entre 100 et 800 ans apr. J.-C. Ils confectionnaient des céramiques élaborées, des tissus pour les vêtements et travaillaient même le métal. L'art faisait également partie de leurs vies, comme en témoignent les formes des céramiques et les dessins qui les ornent de même que les divers objets reliés à la vie religieuse, fabriqués d'or, d'argent, de cuivre ou d'un alliage entre le cuivre et l'or. Les images représentées sur les céramiques de même que les nombreuses pyramides construites par ce peuple ont permis aux archéologues d'élaborer des théories sur leur mode de vie et leurs croyances. Le site archéologique de Tucumé contient 26 pyramides et s'étend sur 30km, ce qui en fait un site impressionnant, ne serait-ce que par son étendue. Cela dit, notre visite du site fut limitée à environ une heure et nous a permi de visiter une seule pyramide "ouverte" au public. Précision toutefois qu'il ne s'agit pas de pyramides comme celles d'Égypte ! Celles que l'ont peut voir ici sont beaucoup plus restreintes en taille et n'ont pas une forme tout à fait pyramidale. Elles ont une base rectangulaire avec des côtés en angles et des palliers où se pratiquaient, dans certains coins, des rituels religieux et dans d'autres, les activités de tous les jours avec des pièces séparées pour la chambre, la cuisine, les animaux, etc. Ces pyramides pouvaient aussi servir de tombes, notamment pour les personnages importants. Ce qui est intéressant, c'est que ces fameuses pyramides sont enfouies sous des tonnes de sable dur, les faisant ressembler à de gros tas de sable à nos yeux ! Mais oh surprise, en creusant, les archéologues y découvrent murs de briques, sculptures, passages, salles, tombes et objets divers, vestiges de cultures aujourd'hui disparues. Bien que notre visite du site fut trop rapide, elle fut néanmoins intéressante.

Ensuite le muséo Tumbas Reales de Sipán qui est sans doute un des musées les plus intéressants et bien construits qu'il nous ait été donné de visiter. On y retrouve les artéfacts en provenance du site archéologique de Sipán (et donc de la culture du même nom, 750 à 1375 Apr. J.-C.). Le musée est ainsi fait qu'il nous permet de suivre le parcours des archéologues et des découvertes qu'ils y ont fait, étape par étape, le tout ponctué de photographies représentant le site à l'étape où l'on est rendu avec les objets tels qu'ils ont été retrouvés, de même que des reconstructions. On peut ensuite admirer les objets habilement restaurés et dans toute leur splendeur, le tout dans une ambiance feutrée. Côté splendeur, on est pas en reste ! Ce qui s'étale sous nos yeux n'est rien de moins que le contenu de plusieurs tombes, notamment celle du Lord of Sipán, le premier roi découvert en Amérique du Sud. Des nombreuses céramiques aux formes diverses initialement remplies de nourritures et de breuvages divers afin que le défunt puisse se substanter dans l'autre monde, aux délicats ornements en or, argent et turquoise, le tout est impressionnant et témoigne de la richesse et de l'importance de ce personnage. Suivent ensuite les tombes d'un prêtre, d'un guerrier et finalement d'un second roi, antérieur au premier, dont la tombe contenait davantage d'or et de richesse que le premier ! En bref, on apprend que les Sipáns croyaient en la dualité (un équilibre un peu comme le Ying et le Yang, la femme et l'homme...) et la construction des objets comme tel représente cette dualité sous toutes ses formes ( or-argent, visage souriant-triste, etc.). Ils croyaient aussi que la mort n'était qu'une étape de la vie et qu'après celle-ci, les gens revivaient continuellement une nouvelle vie, identique à la première, dans les mêmes conditions. Ainsi aucune possiblité d'améliorer sa situation... un roi demeurait roi dans toutes ses vies, ayant le même physique et appréciant la même nourriture... et un pauvre demeurait pauvre dans toutes ses vies... De quoi contrôler les envies de résistance ou de rebellion puisque de toute façon, ils allaient revivre pauvres, c'était leur destin! Ils croyaient en trois mondes, le monde des dieux (symbolisé par les oiseaux de proies), le monde des vivants (symbolisé par les félins) et le monde sousterrain (symbolisé par le serpent). Puisqu'ils vivaient la "même" vie, il n'y avait aucune possibilité d'accéder au monde des dieux, pas de "paradis" mais il n'y avait pas d' "enfer" non plus. Leur représentation de dieux ressemble à un masque avec des yeux de faucon, une bouche avec des crocs de félins et des cheveux se terminant par des reptiles... La représentation fut ensuite assimilée à la représentation d'un démon suite à la conquête Espagnole. Nous apprendrons par la suite que ces croyances étaient partagées par tous les peuples appelés pré-Incas et pour la plupart, par les Incas. D'ailleurs les Incas n'étaient qu'une civilisation de plus dans cette longue lignée de civilisations disparues, ayant des croyances et un mode de vie très semblables, quoi qu'un peu plus guerriers et envahisseurs, et donc davantage retenu dans l'histoire... ( dsl pour les fans des Incas !)...

Notre journée s'est terminée par la visite du site de Sipán et d'un autre musée. Belle journée, remplie de découvertes et qui donne à réfléchir. On quitte ensuite Chiclayo pour rejoindre le bord de l'eau de la ville de Huanchacho, près de Trujillo. On se trouve un hôtel charmant, la casa Suiza qui nous fait se sentir comme si on logeait dans un petit chalet de bois dans les Alpes en Suisse ! Le lit et les oreillers extrêmement confortables !! (Faut dire qu'en général, les lits sont durs et les oreillers pires que de la brique...) Donc, on est au paradis ! Petite déception malgré tout pour Louis qui rêvait de se baigner... Faut dire que la plage de sable gris s'étend sur plusieurs kilomètres et paraît somme toute invitante si on omet bien sure de mentionner le froid qui assurerait l'hypotermie si une orteil aventureuse oserait se rapprocher de l'eau...! Bon j'exagère un peu compte tenu que les vagues fortes qu'on y retrouvent attirent nombre de surfeurs aguéris... Mais pour moi, c'est non... brrrrr ! Le froid décourage aussi Louis, qui est pourtant plus téméraire que moi... (C'est quoi l'idée de visiter le Pérou pendant leur hiver aussi ?!?)

On visite le site archéologique de Chan Chan, tout aussi impressionnant par sa superficie de 36km. Il s'agit de la capitale de l'empire Chimu qui contenait 60 000 habitants à son apogée. Des forteresses avec des murs pouvant atteindre jusqu'à 10 mètres de haut, entourant des quartiers bien séparés pour chaque fonction. Une partie du site est partiellement reconstruite pour que les visiteurs puissent admirer la majestuosité des lieux. Ainsi, on se retrouve dans une "petite ville" entourée d'une muraille avec une place centrale, des couloirs, des sculptures, des endroits définies pour chaque fonction. Des groupes scolaires s'y entassent afin d'apprendre sur cette civilisation précuseure des fameux Incas. Il semble par contre que nous soyons plus intéressant que les explications qu'ils leur sont transmises... Pourquoi je dis ça ?! Parce qu'on a encore une fois du se soumettre à deux séances de photos proprement dite !! Une à l'entrée avec un groupe d'une vingtaine d'étudiants et par la suite, en pleine visite ! Surtout des enfants cette fois-ci... On a donc arboré notre plus beau sourire fake pendant quinze bonnes minutes alors que tous les enfants venaient se mettre entre nous pour une photo ! Chacun sont tour ! Faut dire que les parents étaient tout aussi contents étrangement, voir même, encore plus enthousiastes ! Bah, on a fini par comprendre qu'il valait mieux prendre 15 minutes pour satisfaire tous le monde que d'endurer ceux qui essaie de nous filmer ou de nous prendre en photo très non subtilement... Apparamment, on a un petit je-ne-sais-quoi qui attire les caméras... Le pire c'est qu'il s'agit d'un site populaire, avec d'autres touristes... Enfin... Apparamment, c'est nous les plus intéressants ! (Mais pourquoi ?! On ne sait pas... et je ne sais pas si j'ai envie de savoir ou non...je préfère me faire des histoires!) D'ailleurs, le tout s'est reproduit ailleurs, mais Louis ne vous en parlera pas :P (Il est trop modeste !!!). Bref, Chan chan, impressionnant !

Un autre jour, visite de la Huaca Del Sol et de la Huaca de la Luna ! Autre site archéologique, question de faire différent ! La Huaca Del Sol est fermé pour excavation mais la Huaca de la Luna contient des sculptures des plus impressionnantes, très bien préservées où on peut toujours y voir les couleurs initiales. Superbe ! Ensuite visite de la ville de Trujillo avec sa plaza des armas aux façades coloniales colorés. (D'ailleurs, au Pérou, toute les villes, de la plus minuscule à la plus grande, possèdent une place centrale nommée Plaza des armas... vive l'originalité !) On a même le droit à un spectacle d'un groupe de musique locale, genre fanfares, (il y en a d'ailleurs partout en tout temps ici), qui s'avère finalement très bon ! Le clou du spectacle ? Des petits enfants qui s'en donnent à coeur joie et dansent au son de la musique ! Vraiment trop cute ! :D Ensuite de retour en combi vers Huanchaco. Pour ceux qui ne savent pas, les combis sont des petits autobus en état de délabrement avancé qui assurent les liaisons entre Trujillo et Huanchaco... Aucun ne passerait ne serait-ce que la plus élémentaire des inspections chez nous ! Et en prime, il y a toujours une personne attitrée au criage ! Elle (ou il) est posté sur le bord de la porte et crie la destination en permanence... Parfois, lorsqu'on est dans le trafic, cette personne peut aussi insulter les autres chauffeurs ou encore frapper le combi ( ou la mini-van parfois) dans l'espoir que cela va magiquement lui créer un chemin rapide entre les autres voitures, accessible à lui uniquement... troublant.. et un tantinet agressant ! Mais bon...

Pour finir sur une note joyeuse, je vous dirai simplement qu'à Huanchaco, en plus des bâteaux typiques des pêcheurs qui ont gardé leur méthode de construction ancestrale, on peut aussi admirer les chiens les plus laids du Pérou ! Tous les chiens sont étrangement bas sur pattes, comme si les têtes de différentes races de chiens (labrador, Golden, Berger Allemand) étaient greffés sur des corps type basset... Ou encore qu'une personne étrange les avait tous amputés de quelques centimètres de pattes... ou encore qu'un Basset était particulièrement prolifique dans le coin !! Même Kimi paraîterait court ici ! Fini les complexes ! (dsl pour ceux qui ne le connaissent pas !) Mais rien n'approche la laideur du chien originaire du Pérou... il est juste affreux... vraiment... un espèce de grand chien noir, sans poils et ressemblant à un gros rat avec des pies de vaches... beurk ! Heureusement qu'on pouvait se réfugier dans notre petit chalet Suisse !! ;)